« Mon égo,
Telle une armure tu t’es construit peu à peu pour me protéger de tout ce qui constituait cet extérieur mais aussi cet intérieur que je ne comprenais pas toujours mais qui m’impactaient telles des flèches acérées. Les jugements, les peurs, les injustices, les critiques se sont empilés pour hérisser une muraille perméable et mouvante qui tentait de définir la limite entre cet intérieur et cet extérieur.
Pour toi je suis plus ou je suis moins, je suis trop ou je suis pas, il y a moi et il y a l’autre. Ta vision binaire m’oblige à me situer dans un espace, dans un temps.
Cette armure m’a permis de me construire en me croyant en sécurité là où je ne sentais que de l’insécurité, de me croire forte là où je ne sentais que des failles.
Mais cette armure de par sa taille démesurée a fini par m’étouffer.
Cher ego, tu n’es pas moi mais une partie d’un tout qui constitue qui je suis. Je te remercie pour cette protection que tu m’a apportée quand j’en ai eu besoin mais il est temps d’être et non plus avoir. Il est temps de fissurer cette armure pour laisser briller mon âme. «
